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Table des illustrations : lister ses tableaux et ses figures

par Alexandre Fuchs | Oct 3, 2026 | Conseils | 0 commentaires

En bref : La table des illustrations recense les tableaux, figures, graphiques, cartes, schémas ou photographies présents dans un mémoire ou une thèse, avec leur numéro, leur titre et leur page. Elle devient fortement recommandée dès que le document contient plusieurs visuels, et peut être exigée par votre école doctorale, votre faculté ou votre composante. Sous Word, il faut utiliser les légendes automatiques, car elles permettent de générer et de mettre à jour la table sans ressaisir les titres à la main. Vous pouvez créer une liste unique ou deux listes distinctes, selon le volume d’illustrations et les consignes de votre établissement. La table se place généralement dans les pages liminaires, après le sommaire ou la table des matières, avant l’introduction.

Vous relisez votre thèse une dernière fois avant l’impression, puis vous découvrez qu’une figure citée en page centrale n’apparaît pas dans la table des illustrations, qu’un tableau a changé de page après l’ajout des annexes, ou qu’une légende a été saisie à la main et ne se met plus à jour. C’est un détail en apparence, mais il donne immédiatement une impression de document encore instable, surtout dans un manuscrit volumineux.

La table des illustrations sert précisément à éviter cela : elle offre au lecteur, au jury et au service de scolarité un accès rapide aux tableaux, figures, cartes, graphiques, schémas et photographies. Elle est aussi un excellent révélateur de rigueur documentaire, car elle montre que chaque visuel est identifié, numéroté, titré et localisable.

Dans cet article, vous allez voir quand créer une table des illustrations, comment choisir entre liste unique et listes séparées, comment insérer des légendes automatiques sous Word, où placer cette table dans le document final et comment préparer un fichier propre avant impression et reliure.

Comprendre le rôle d’une table des illustrations dans une thèse

La table des illustrations est une liste organisée des éléments visuels intégrés au corps du document. Elle ne remplace pas la table des matières : elle complète la structure générale en donnant un accès direct aux contenus non textuels. Dans une thèse, un mémoire de master ou une thèse d’exercice, elle peut concerner plusieurs familles d’éléments : tableaux de résultats, figures expérimentales, cartes, photographies, schémas méthodologiques, graphiques, captures d’écran ou planches.

Son utilité est double. Pour le lecteur, elle facilite la navigation dans un document dense. Pour vous, elle permet de vérifier rapidement la cohérence de vos titres, de vos numéros et de vos pages avant dépôt ou impression. Une table bien construite révèle souvent des anomalies que l’on ne voit plus à force de relire : doublon de légende, figure oubliée, tableau déplacé, intitulé trop vague.

Elle devient particulièrement utile lorsque votre manuscrit contient de nombreuses données visuelles, lorsque les illustrations sont centrales dans la démonstration, ou lorsque votre discipline s’appuie fortement sur des résultats présentés sous forme graphique. Elle peut aussi être demandée explicitement par votre école doctorale, votre faculté ou votre service de scolarité. En l’absence de consigne, elle reste fortement recommandée dès que le lecteur pourrait avoir besoin de retrouver rapidement un visuel.

  • Elle améliore la lisibilité du manuscrit.
  • Elle renforce la crédibilité formelle du document.
  • Elle limite les erreurs de renvoi interne.
  • Elle facilite la vérification finale avant impression.

Liste unique ou listes séparées : choisir la bonne organisation

La question revient souvent : faut-il créer une seule table des illustrations ou deux listes distinctes, l’une pour les tableaux et l’autre pour les figures ? Il n’existe pas de réponse universelle. Le bon choix dépend des consignes de votre établissement, du volume de visuels et des usages de votre discipline.

Dans beaucoup de mémoires et de thèses, les tableaux et les figures sont séparés, car ils n’ont pas la même fonction. Un tableau structure des données en lignes et colonnes. Une figure regroupe généralement les graphiques, schémas, cartes, photographies, diagrammes ou images. Cette distinction aide le lecteur à trouver rapidement le bon type d’information.

Une liste unique reste possible si le document contient peu d’éléments ou si les consignes de présentation le prévoient. Dans ce cas, il faut éviter les titres trop génériques. Une entrée comme « Figure 3 : Résultats » renseigne mal le lecteur. Préférez un intitulé descriptif, mais sobre.

OrganisationÀ privilégier lorsquePoints de vigilance
Liste unique des illustrationsLe manuscrit contient peu de visuels ou une seule famille dominante d’illustrations.Les libellés doivent distinguer clairement les tableaux, figures, cartes ou schémas.
Liste des tableaux et liste des figuresLe document contient plusieurs tableaux et plusieurs figures, ou la discipline les distingue fortement.Les styles de légende doivent être cohérents et générés automatiquement.
Listes spécialisées, cartes, planches, photographiesLe corpus visuel est très important ou fait partie de l’objet scientifique.À réserver aux cas justifiés, selon les consignes de votre école ou faculté.

Dans le doute, retenez une règle simple : ne multipliez les listes que si cela aide réellement la lecture. Une organisation élégante est une organisation utile, pas une accumulation de rubriques.

Créer des légendes automatiques sous Word, l’étape indispensable

La table des illustrations fiable commence par une bonne légende. Sous Word, il ne faut pas saisir manuellement « Figure 1 » ou « Tableau 2 » dans le texte. Il faut utiliser la fonction de légende automatique, qui crée un champ reconnu par le logiciel. C’est ce champ qui permettra ensuite de générer une table des illustrations mise à jour en quelques clics.

La méthode générale est la suivante :

  • cliquez sur le tableau, la figure ou l’image à légender ;
  • ouvrez l’onglet des références de Word ;
  • choisissez la commande d’insertion de légende ;
  • sélectionnez le libellé approprié, par exemple Figure ou Tableau ;
  • ajoutez un titre clair après le numéro généré automatiquement ;
  • validez, puis appliquez le même principe à tous les visuels.

Cette méthode est indispensable pour trois raisons. D’abord, Word numérote les éléments dans l’ordre. Ensuite, si vous ajoutez une figure au milieu du chapitre, les numéros peuvent être actualisés. Enfin, la table des illustrations récupère automatiquement les intitulés et les pages.

Si vous travaillez encore votre fichier, évitez de figer les numéros trop tôt. Avant toute impression, mettez à jour l’ensemble des champs du document, puis vérifiez que les pages affichées dans la table correspondent bien aux pages réelles du PDF. Cette vérification fait partie des réflexes essentiels de la mise en page sous Word, surtout lorsque le manuscrit comporte des sauts de section, des annexes ou des pages liminaires.

Pour une présentation homogène, utilisez un style dédié aux légendes. Vous pourrez ainsi régler la police, l’interligne, l’espacement avant et après, sans reprendre chaque légende une par une. Une légende doit rester visible, mais ne doit pas dominer le contenu scientifique.

Numéroter les figures par chapitre plutôt qu’en continu

Deux systèmes de numérotation sont courants. Le premier numérote les figures en continu : Figure 1, Figure 2, Figure 3. Le second intègre le numéro de chapitre : Figure 1.1, Figure 1.2, Figure 2.1. Les deux sont valables, à condition d’être appliqués de manière cohérente du début à la fin.

La numérotation par chapitre est particulièrement adaptée aux documents longs. Elle permet de situer immédiatement l’illustration dans la structure du manuscrit. Une Figure 3.4 renvoie naturellement à la quatrième figure du chapitre 3. Ce système est très lisible dans une thèse volumineuse, notamment lorsque les chapitres présentent chacun leurs propres résultats, expériences ou corpus.

Pour l’utiliser correctement sous Word, vos titres de chapitres doivent être associés à des styles de titre hiérarchisés. Word doit reconnaître le niveau du chapitre pour l’intégrer dans la légende. Si les titres ont été mis en forme manuellement, par exemple en gras et en grande taille sans style de titre, la numérotation par chapitre risque d’être instable.

Avant de choisir ce système, vérifiez trois points :

  • vos chapitres sont bien structurés avec des styles de titre ;
  • le libellé Figure ou Tableau est utilisé de façon constante ;
  • les consignes de votre école doctorale ou de votre faculté ne demandent pas une autre présentation.

Le plus important n’est pas le système choisi, mais sa régularité. Un manuscrit qui alterne Figure 4, Figure II.3 et Fig. 2.1 donne une impression de bricolage. C’est précisément le type d’incohérence qui fait partie des les erreurs de mise en page que les jurys reperent.

Où placer la table des illustrations dans le document final ?

La table des illustrations se place généralement dans les pages liminaires, c’est-à-dire avant le début du développement scientifique. Dans la plupart des manuscrits, elle apparaît après la table des matières ou le sommaire, et avant l’introduction. Si vous avez plusieurs listes, par exemple une liste des tableaux et une liste des figures, elles sont placées ensemble dans cette zone.

Un ordre fréquent est le suivant :

  • page de titre ;
  • remerciements, le cas échéant ;
  • résumé et mots-clés, selon les consignes ;
  • table des matières ou sommaire ;
  • liste des tableaux ;
  • liste des figures ou table des illustrations ;
  • liste des abréviations, si nécessaire ;
  • introduction.

Cet ordre peut varier selon les disciplines et les établissements. Certaines facultés imposent une page de garde spécifique, une mention particulière, ou un ordre précis des pièces liminaires. Il faut donc toujours confronter votre choix aux consignes officielles de dépôt.

La table des illustrations ne doit pas être confondue avec les annexes. Les annexes accueillent des documents complémentaires, volumineux ou secondaires, tandis que la table des illustrations recense les visuels intégrés au manuscrit. Si vos annexes contiennent beaucoup de tableaux ou de figures, vous pouvez les intégrer à la numérotation générale ou adopter une numérotation spécifique, selon les consignes. Pour clarifier cette articulation, consultez aussi notre guide sur les annexes et le sommaire.

Avant impression, vérifiez que la pagination affichée dans la table correspond exactement au fichier final. Une table correcte dans Word peut devenir fausse si le PDF n’a pas été généré proprement ou si des polices, marges ou sauts de page se modifient à l’export.

Citer la source d’un tableau ou d’une figure sans alourdir la page

Une illustration scientifique doit être attribuée clairement lorsqu’elle reprend, adapte ou synthétise une source. La difficulté consiste à donner l’information nécessaire sans transformer la légende en paragraphe bibliographique. La solution la plus lisible consiste à placer une mention courte dans la légende, puis à développer la référence complète dans la bibliographie.

Trois formulations sont courantes :

  • Source : lorsque le visuel est repris tel quel ou que les données proviennent directement d’une source.
  • D’après : lorsque vous adaptez une figure, un tableau ou un schéma existant.
  • Élaboré par l’auteur ou réalisation personnelle : lorsque vous avez produit vous-même le visuel à partir de vos données.

Exemple de légende concise : Tableau 2.3 : Répartition des répondants selon le profil professionnel. Source : données d’enquête, traitement de l’auteur.

Exemple avec source secondaire : Figure 4.1 : Schéma simplifié du protocole d’analyse. D’après Durand, 2021.

Exemple de référence bibliographique en clair : Durand, P. (2021). Titre fictif de l’étude sur les méthodes d’analyse. Maison d’édition fictive.

Si vous utilisez APA 7, la logique générale est d’indiquer l’auteur, l’année et les informations utiles dans la légende ou la note, puis de fournir la référence complète dans la bibliographie lorsque la source est récupérable. Avec ISO 690, la référence complète suit les règles bibliographiques de votre document, avec auteur, titre, édition ou support et informations de publication lorsque disponibles. Dans tous les cas, ne surchargez pas la page : la légende doit identifier le visuel, pas remplacer la bibliographie.

Pour les images, photographies, cartes ou schémas soumis à autorisation, vérifiez les droits d’utilisation. Une citation de source ne suffit pas toujours à autoriser la reproduction. Lorsque l’illustration est essentielle, anticipez cette vérification avant la phase finale de dépôt.

Mettre à jour et contrôler la table avant impression

La table des illustrations doit être mise à jour à la toute fin, après les corrections du directeur de thèse, les ajustements de pagination, l’insertion des annexes et la génération de la bibliographie. Tant que le document bouge, les numéros de page peuvent changer. Une dernière mise à jour globale est donc nécessaire.

Votre contrôle final doit porter sur les éléments suivants :

  • toutes les figures et tous les tableaux importants apparaissent dans la table ;
  • les numéros se suivent sans rupture inexpliquée ;
  • les titres sont identiques dans la légende et dans la table ;
  • les pages affichées correspondent au PDF final ;
  • les légendes ne sont pas séparées de leur illustration par un saut de page gênant ;
  • les tableaux coupés sur deux pages restent compréhensibles ;
  • les images ont une qualité suffisante pour l’impression.

Un point est souvent négligé : la conversion en PDF. Elle peut modifier la pagination si les polices ne sont pas incorporées ou si le fichier est exporté avec de mauvais paramètres. Pour éviter les mauvaises surprises, prenez le temps de preparer son PDF pour l’impression avant l’envoi à l’atelier.

Chez Impression-These, les fichiers font l’objet d’une vérification humaine avant impression. Cette étape ne remplace pas votre validation scientifique, mais elle permet de repérer des problèmes techniques visibles, notamment sur la pagination, les marges, la lisibilité ou la cohérence du fichier fourni. Pour un manuscrit destiné à être relié, c’est une sécurité appréciable.

Préparer une table des illustrations lisible dans un manuscrit relié

Une table parfaitement générée peut être peu lisible si elle est mal présentée. Dans un document imprimé et relié, le confort de lecture compte autant que la conformité numérique. Les intitulés trop longs, les points de suite irréguliers ou les pages mal alignées fatiguent rapidement le lecteur.

Pour une table propre, privilégiez une présentation sobre :

  • un titre explicite, par exemple « Table des illustrations », « Liste des figures » ou « Liste des tableaux » ;
  • une typographie identique aux autres listes liminaires ;
  • des espacements réguliers entre les entrées ;
  • des numéros de page alignés à droite ;
  • des titres suffisamment courts pour rester lisibles.

Évitez les légendes romancées. Une bonne entrée de table doit permettre d’identifier le contenu en quelques secondes. Si une légende est longue pour des raisons scientifiques, Word peut parfois reprendre toute la phrase dans la table. Vous pouvez alors ajuster la rédaction pour conserver un titre principal bref, puis ajouter une note explicative sous l’illustration.

La qualité d’impression joue aussi un rôle, surtout pour les figures fines, les graphiques, les cartes ou les photographies. Un papier supérieur 100g offre une meilleure tenue et limite l’effet de transparence. L’impression sur tranche offerte peut également faciliter l’identification des exemplaires reliés, notamment lorsque plusieurs tomes ou versions doivent être remis.

Si vous devez envoyer des exemplaires à plusieurs membres du jury, la livraison multi-adresses évite de gérer vous-même les réexpéditions. Et lorsque le calendrier est serré, la livraison le lendemain avant 13h partout en France avec Chronopost permet d’aborder plus sereinement la dernière étape, à condition que le fichier soit finalisé et validé.

Cas particuliers

Thèse sur articles ou par publication

Dans une thèse sur articles, les figures et tableaux peuvent provenir de manuscrits soumis, acceptés ou publiés. Il faut alors harmoniser la présentation générale sans dénaturer les articles. Selon les consignes de votre école doctorale, vous pouvez conserver la numérotation propre à chaque article ou intégrer les visuels dans une numérotation globale. Dans tous les cas, indiquez clairement les sources, les reprises et les adaptations.

Document très volumineux ou en plusieurs tomes

Pour une thèse très longue, la numérotation par chapitre devient souvent plus lisible. Si le manuscrit est divisé en plusieurs tomes, vérifiez si chaque tome doit comporter sa propre table des illustrations ou si une table générale est attendue au début du premier volume. La cohérence entre les tomes est essentielle, notamment pour la reliure et l’envoi aux membres du jury.

Dépôt électronique imposé

Lorsque le dépôt électronique est obligatoire, la table des illustrations reste utile, même si le fichier est consulté à l’écran. Elle facilite la navigation et complète les signets PDF. Assurez-vous que la version déposée est exactement celle qui sera imprimée, ou signalez clairement toute différence si votre établissement distingue version de dépôt et version de soutenance.

Exigences spécifiques de l’école doctorale

Certaines écoles doctorales, facultés ou composantes imposent un ordre précis des pages liminaires, une présentation particulière des légendes ou une séparation obligatoire entre tableaux et figures. Ces consignes priment toujours sur les usages généraux. Avant de finaliser la table des illustrations, relisez le guide de présentation fourni par votre établissement et appliquez-le sans interprétation excessive.

Questions fréquentes

À quoi sert une table des illustrations dans une thèse ?

Elle recense les tableaux, figures, cartes, graphiques, schémas ou photographies avec leur numéro, leur titre et leur page. Elle aide le lecteur à retrouver rapidement un visuel et vous permet de contrôler la cohérence du manuscrit avant dépôt, impression et reliure.

La table des illustrations est-elle obligatoire dans un mémoire ou une thèse ?

Elle est obligatoire si votre école doctorale, votre faculté ou votre composante l’exige. Même sans obligation formelle, elle est recommandée dès que le document contient plusieurs illustrations utiles à la compréhension du raisonnement.

Faut-il faire une seule table des illustrations ou séparer tableaux et figures ?

Les deux solutions sont possibles. Une liste unique convient à un document avec peu de visuels, tandis que deux listes séparées sont souvent plus lisibles lorsque les tableaux et les figures sont nombreux. Les consignes de votre établissement doivent toujours primer.

Comment générer automatiquement une table des illustrations sous Word ?

Il faut d’abord insérer des légendes automatiques pour chaque tableau ou figure via les fonctions de références de Word. Ensuite, Word peut créer la table des illustrations à partir de ces légendes et la mettre à jour lorsque la pagination change.

Où placer la table des illustrations dans le document final ?

Elle se place généralement dans les pages liminaires, après la table des matières ou le sommaire, et avant l’introduction. Si vous avez une liste des tableaux et une liste des figures, placez-les ensemble dans cette même zone.

Comment citer la source d’une figure ou d’un tableau dans la légende ?

Utilisez une mention courte comme Source, D’après ou Élaboré par l’auteur, puis donnez la référence complète dans la bibliographie si nécessaire. Cette méthode permet d’attribuer correctement le visuel sans alourdir la page.

Les figures sont ce qui souffre le plus à l’impression : la préparation du PDF avant impression vérifie la résolution et les couleurs avant que le document ne parte en production.

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